La journée de l'entretien de la misere

Publié le par karine

Aujourd'hui 17 octobre c'est la journée contre le refus de la misere.

Pourtant nous sommes en plein dedans, et on a beau la refuser, on y reste.

Pourquoi ? Parce que les politiciens jouissent de cette misere. Pour eux, grâce à la misere présente, ils peuvent accuser le camp opposer pour montrer du doigt les mauvais chiffres économiques et sociaux.

Pourtant, la loi sur les 35 heures a permis un peu de faire de  la création d'emploi, cette loi aurait pu être davantage dopée en supprimant les dispositifs de contrats aidés.
Aider une personne dans la difficulté c'est un devoir, mais que le CNASEA reverse après à l'employeur l'équivalence d'une prise en charge à 100 % voire plus et ce pendant toute la durée de l'embauche d'une personne à contrat aidé, cela revient à pourrir le systeme.

On ne voit que trop d'entreprise publique ou organisme associatif se détourner des recrutements de personnes permanentes au profit de ces contrats. Ces entreprises se font des profits sur le dos des personnes précaires.

J'entends beaucoup d'association parler de scandale au vue des chiffres croissants de la pauvreté : mais combien pour les résorber s'engagent à recruter des personnes en CDI .
En fait, ces entreprises ne font que comme les politiques, ils se servent de la misere pour élaborer des politiques temporaires pour limiter un peu et un petit temps la misere ... en fait juste assez pour obtenir des subventions ... et de la bonne publicité.

De fait, en 2008, la misere elle est là où elle est parce qu'aucun des acteurs qui peuvent inverser le processus ne prennent ses responsabilités.

La loi SRU prévoit l'obligation de logement social à hauteur de 20% du parc immobilier de la commune.
Mais qui habite ces logements sociaux ? Parfois sans doute vraiment des personnes dans le besoin ... mais souvent pas.
Je passe  dans des quartiers de logements sociaux et je m'étonne toujours des belles voitures qui y stationnent (de gros monospaces). Soit, certaines personnes s'endettent pour s'acherter une voiture, mais beaucoup profitent du systeme pour obtenir un logement neuf à moindre coût et nos politiques n'échappent pas à la regle.
Dernièrement, c'est l'ancien président du Senat qui ne voulait pas quitter son logement de fonction.

Et pendant ce temps là, des personnes se servent la ceinture car leur loyer est trop élevé même si  l'habitation ne soit pas un palace.

L'augmentation du pouvoir d'achat, la fin de la précarisation des emplois et l'augmentation de logements sociaux pour les personnes en difficulté permettraient de mettre fin à la misere.

Seulement voila, le gouvernement prefere débourser 360 milliards d'euros pour le sauvetage des banques, milliards qu'il n'a pas en sa possession.

Au final, il augmentera les impôts des petits contribuables pour sauver ses amis banquiers. Comme cela les banquiers pourront continuer d'exister, et d'expulser des gens de leur maison car ils n'arrivent plus à joindre les deux bouts.

Ce n'est donc pas la journée du refus de la misere mais de son entretien comme on engraisse les dindes pour Noël.

http://www.dailymotion.com/video/x6ymb0_misere-hommage-a-coluche_fun


Publié dans precarite

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article