Rachida, le retour

Publié le par karine

J'entends beaucoup de personne dire que c'est une belle femme, et alors ? Devons-nous tout supporter au nom de sa beauté ?

Il y a quelques jours, nous avons appris qu'elle ne posséderait pas les diplômes prétendus. On nous aurait menti ? Quoi qu'il en soit, cela a fait un nouveau tollé sur la toile (les médias ont généralement préféré ne pas en parler - sans doute pour ne pas la froisser !)

En fin de semaine dernière, avec stupéfaction, je lis sur Libération qu'elle veut s'attaquer encore aux plus démunis.
D'un autre côté, je la comprends, elle ne va tout de même pas s'attaquer à tous ces nantis qu'ils l'ont propulsé à la lumière médiatique. C'est tout de même plus facile de s'en prendre toujours aux mêmes : pas besoin de réfléchir comme cela.

Quoi qu'il en soit, elle voudrait que les personnes démunies paient maintenant une franchise sur les procès, et voudrait supprimer des Conseils de Prud'hommes.

Concernant la franchise sur les procès, je tiens tout de même ici à formuler un coup de gueule.
L'aide juridictionnelle permet aux plus démunis de pouvoir accès à la justice, ainsi l'Etat prend en charge une partie ou la totalité (selon leurs revenus) des frais de procédures ou de transactions. Après tout, un des fondements de la justice est qu'elle doit être accessible à tous(riches mais aussi, et oui,  pour les plus démunis, n'en déplaisent à certain) et être présente sur tout le territoire.

Art . 1 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen : les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit
Art. 6 de cette déclaration : La Loi est l'expression de la volonté générale.(…) Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle punisse, soit qu'elle protège. (…).

Mais où est le sentiment d'égalité si des milliers de personne ne peuvent plus se faire entendre par le biais de la justice ? Qui pourra profiter de cette injustice ?

Madame DATI cherche à faire des économies, qu'à cela ne tienne. Pourquoi ne recevrait-elle pas un salaire à hauteur de ses compétences et de ses diplômes, cela ferait déjà un certain nombre d'économies.
Parallèlement à cela, nous apprenons qu'un autre de ses frères a des ennuis avec la justice. Est-ce comme pour le loto avec sa famille " c'est à qui le tour ? "
Avons nous pensé à lui demandé son ADN ? Est-il compatible avec les fonctions que requièrent une ministre de la justice ?

Mettre en place les franchises revient à supprimer l'aide juridictionnelle permettant une certaine équité de la justice.
De fait, les personnes les plus démunies (victimes tout comme les présumés coupables) n'auront plus les moyens financiers de se faire représenter dans la sphère judiciaire.
Soit, les tribunaux seront désengorgés mais à quel prix ! Les victimes n'auront plus les moyens de porter plainte. Quelle belle démocratie se met en place !

J'ai vu aussi sur la toile qu'elle envisage de fermer 63 Conseils de Prudhommes sur les 271.
Quand on pense aux problèmes sociaux que l'on voit de plus en plus dans les entreprises : les suicides à cause des pressions exercées sur les salariés, du stress, le harcèlement au travail et j'en passe, sans parler de feu le CNE qui permettait à l'employeur de licencier son salarié sans démontrer de Cause Réelle et Sérieuse, la fermeture de ces prud'hommes va relancer de plus belle ces problèmes car il n'y aura plus de gardes fous.
On va arriver dans une république où régnera le diktat des grosses entreprises pour les besoins des entreprises.

Ces dernières années on entend beaucoup parler de développement durable et de la démarche participative. C'était une véritable avancée que de faire participer les citoyens aux débats publics.

A présent, les citoyens n'auront plus leur mot à dire … à moins de présenter un joli portefeuille permettant de brosser dans le sens du poil les politiques pour se faire entendre dans leurs revendications ou pour dire des louanges vis-à-vis de ces politiques.

Théoriquement pour une société avancée, elle a tendance à progresser socialement. Depuis quelques mois, elle ne stagne plus, elle a déjà mis le cap d'une longue descente et direction les années 1800.
Pour conclure, dommage que les électeurs, de notre très cher président, soient tant mauvais en histoire.
Cela aurait sans doute évité tout ce que l'on voit, et ce que l'on ne voit pas dans les médias. Par exemple des émigrés à qui on note sur la main des numéros au feutre…. La aussi, cela devrait nous faire penser à ce qui s'est passé il y a environ soixante ans…


Publié dans gouvernement

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